Réunie à Kinshasa le 10 avril 2026, à l’occasion de la 86e session du Conseil des ministres, la plus haute instance exécutive de la République Démocratique du Congo a franchi une étape significative en engageant le gouvernement à initier le processus de reconnaissance de la cité de Nkamba comme « ville sainte ».
Cette orientation vise notamment à explorer les fondements juridiques permettant d’aboutir à cette reconnaissance, hautement symbolique dans un pays profondément marqué par l’héritage du kimbanguisme. Elle intervient dans un contexte particulier, quelques jours seulement après la commémoration du 6 avril, dédiée à la mémoire de Simon Kimbangu, figure emblématique de la résistance spirituelle et religieuse en Afrique.
Cette annonce majeure trouve un écho favorable au sein de Bokila ASBL. Son coordonnateur, Patrick Matthias Kabeya Matshi Abidi, a lancé un appel fort à la conscience collective, invitant les Congolais à une profonde introspection et les Africains à un véritable éveil de responsabilité.
« Le message de notre héros Simon Kimbangu demeure d’une actualité saisissante. Dans la nature humaine, le rendez-vous du donner et du recevoir est permanent. L’homme africain doit comprendre qu’il a une contribution essentielle à apporter au monde. Il ne doit plus se laisser sous-estimer », a-t-il déclaré.
Pour Bokila ASBL, la reconnaissance de Nkamba comme « ville sainte » dépasse largement le cadre administratif. Elle s’inscrit dans une dynamique globale alliant spiritualité, mémoire historique et affirmation identitaire.
Selon Patrick Matthias Kabeya, cette initiative pourrait jouer un rôle déterminant dans la valorisation du patrimoine religieux congolais et dans la consolidation d’une conscience nationale forte, ouverte sur une vision panafricaine.
Dans la même perspective, l’organisation met en garde contre les comportements contraires aux intérêts du continent, appelant à un sursaut de responsabilité collective.
« À la lumière du message de Simon Kimbangu, nous décourageons tous ceux qui œuvrent contre les intérêts de l’Afrique : les traîtres et les marchands d’illusions. Il est temps de nous concentrer, d’agir avec responsabilité et de bâtir une Afrique forte, digne et ambitieuse », a-t-il insisté.
Enfin, Bokila ASBL souligne que la crise actuelle que traverse la RDC, notamment sur le plan sécuritaire, est également une crise de valeurs, nécessitant une réponse morale et citoyenne à la hauteur des enjeux.
Engagée dans la promotion de l’éveil de la conscience africaine, la restauration des valeurs morales et citoyennes, ainsi que le renforcement de la souveraineté et de l’intégrité nationale, Bokila ASBL se positionne comme un acteur clé dans cette dynamique de transformation.
Grand Esprit
