Longtemps au cœur d’un feuilleton agité lors de la saison 2025-2026, Simon Banza a finalement pris la direction des Émirats arabes unis. D’abord réticent à quitter l’Europe, l’attaquant congolais s’est résolu à tourner la page, contraint par l’impasse d’un retour au Sporting Clube de Braga. Le 22 septembre 2025, sa signature a été officialisée par Al Jazira Club. Un nouveau départ, loin des projecteurs européens, mais pas loin de ses ambitions.
Après une saison flamboyante en Turquie où il s’est hissé parmi les meilleurs buteurs du championnat, Banza n’avait plus rien à prouver. Pourtant, le football moderne impose parfois des détours inattendus. Direction l’Asia Pro League des Émirats, un championnat souvent jugé moins médiatisé, mais où l’exigence reste élevée.
Depuis son arrivée à Abou Dhabi, l’international congolais n’a pas tardé à faire parler son instinct de tueur. Le 29 janvier, face à Al Bataeh Club, alors que son équipe était menée dès la 3e minute, Banza a sonné la révolte en égalisant à la 61e minute. Un but d’attaquant pur, opportuniste, décisif.
Le 2 février, en Coupe du Président contre Baniyas Club, il n’a pas marqué, mais son travail de fixation et son pressing ont pesé lourd dans la victoire (2-1). Puis, le 13 février, face à Ittihad Kalba Club, il a inscrit le but de la délivrance à la 77e minute, offrant un succès précieux à Al Jazira.
En quatre matchs depuis son retour de la CAN, deux buts décisifs, une place de titulaire indiscutable et une adaptation express : le message est clair.
Lors de la CAN au Maroc, Banza est arrivé diminué par une blessure. Peu utilisé par le sélectionneur Sébastien Desabre, il n’a pas pu exprimer pleinement son talent sur le terrain. Mais dans le vestiaire des Léopards, son rôle a été salué. Leadership discret, paroles fortes, mental de compétiteur : Banza a prouvé qu’il est bien plus qu’un simple numéro 9.
Aujourd’hui, la RDC prépare un rendez-vous capital : les barrages intercontinentaux prévus au Mexique. Un défi immense, une pression nationale, un rêve mondial. Dans cette équation, Simon Banza apparaît comme le facteur X.
Puissant, clinique devant le but, capable de marquer sur une demi-occasion, il incarne l’espoir d’un peuple passionné. Les Léopards ont besoin d’un finisseur, d’un homme capable de transformer les occasions en or. Banza est ce profil rare.
Actuellement cinquième du championnat avec Al Jazira, il arrive lancé, en confiance et physiquement prêt. Le timing est parfait. Le Mexique pourrait devenir le théâtre de sa consécration internationale.
Pour la RDC, l’objectif est clair : décrocher une qualification historique au banquet mondial du football. Pour Simon Banza, c’est l’occasion d’inscrire son nom en lettres capitales dans l’histoire des Léopards.
En mars, sous le ciel mexicain, tous les regards seront tournés vers lui. Et si le destin d’une nation passait par les pieds de Simon Banza Bokote ?

