Alors que les épreuves préliminaires de l’Examen d’État 2025 ont débuté ce lundi 02 juin sur l’ensemble du territoire national, la province du Nord-Kivu vit une situation inédite : deux cérémonies officielles de lancement ont eu lieu, dans deux villes, sous deux autorités rivales.
À Beni, capitale provinciale provisoire désignée par Kinshasa, la cérémonie a été présidée par le vice-gouverneur officiel nommé par le gouvernement central. Au même moment, à Goma, sous contrôle du M23/AFC, une autre cérémonie de lancement s’est tenue, dirigée cette fois par un «vice-gouverneur», nommé par le mouvement rebelle.
Cette double réalité illustre la complexité de la gouvernance dans l’Est de la RDC, où l’autorité de l’État reste partiellement contestée par des groupes armés occupant plusieurs territoires.

Malgré ces tensions, le gouvernement congolais, avec le soutien logistique de l’UNICEF, a assuré l’acheminement sécurisé des kits d’examen dans toutes les zones, y compris celles sous occupation.
« Aucun élève ne sera abandonné. L’examen reste un droit, même en temps de crise, » a déclaré un agent du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST).
Dans une déclaration officielle, la ministre de l’EPST, Raïssa Malu, a annoncé la gratuité totale des examens certificatifs (Exetat et Tenasosp) pour les élèves des provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri.
« Les frais déjà perçus seront intégralement remboursés. Il est de notre devoir d’alléger le fardeau des familles en cette période difficile, » a-t-elle affirmé.