«Je ne reconnais pas m’avoir enregistré un son et publié. C’est un montage réalisé grâce à l’intelligence artificielle », a dénoncé le prévenu Modero Nsimba

Début ce jeudi 21 Mars de l'audience publique en procédure de flagrance de l'affaire Modero Nsimba, député national et ancien ministre du Tourisme, poursuivi pour propagation de faux bruits.

Devant les juges de la Cour de cassation , Modero Nsimba a déclaré «qu'il s'agit bien d' un montage réalisé grâce à l’intelligence artificielle ».

«Je ne reconnais pas m’avoir enregistré un son et publié. Je ne reconnais même pas ma voix dans l’audio diffusé sur les réseaux sociaux. Il y a des séquences où il y a un fond sonore. Je n’ai jamais fait un commentaire sur la mort de Chérubin mais j’ai relaté les faits comme ç’a été rapporté par Jeune Afrique », a  affirmé le prévenu Modero Nsimba lors de sa comparution jeudi devant la Cour de cassation de la République démocratique du Congo pour  imputation dommageable et propagation de faux bruits.

Et d'ajouter « A ma grande surprise j’ai été invité par les renseignements militaires où j’ai trouvé un audio monté avec ma voix. J’ai reconnu une partie de ma voix sur un fond sonore », a-t-il ajouté, parlant d’ « un montage réalisé grâce à l’intelligence artificielle ».

En effet , la question de flagrance a été remise en cause jeudi dans l’affaire Modero Nsimba par la partie défenderesse, soutenant que «les conditions de cette infraction n’ont pas été réunies conformément à la loi»

«Le ministère public ne dira pas quand l’infraction de propagation de faux bruits a été commise. Par conséquent, la Cour de cassation ne poursuivra pas cette audience (...)  Quand  est-ce-que les déclarations imputées à notre client ont été faites?", a dit le collectif   des avocats de l'ancien ministre devant la Cour de Cassation de la République démocratique du Congo.

Argument rejeté par le ministère public qui a soutenu que l’ancien ministre du Tourisme est bel et bien l’élu national, auteur des infractions retenues à sa charge. "Le prévenu est déféré à la cour de cassation, parce que les arrêts de la cour constitutionnelle sont exécutoires et s’opposent à tous".