Kasaï oriental : la Synergie des Femmes pour la paix plaide pour une plus grande représentation des femmes dans les instances décisionnelles

La Synergie des Femmes pour la Paix et la Sécurité a mené, mardi 12 mai, un plaidoyer auprès du gouverneur du Kasaï oriental afin de promouvoir l’intégration effective des femmes et des jeunes femmes dans les postes de prise de décision ainsi que dans les processus de paix et de sécurité. À l’issue de cette rencontre avec Jean-Paul Mbwebwa, Me Marthe Ndaya a expliqué que la Synergie est un réseau de structures féminines qui vise à renforcer la participation active des femmes dans le processus de paix, de médiation, de réconciliation et de sécurité. Elle œuvre notamment dans la lutte contre les violences basées sur le genre et la protection des femmes, conformément aux aux textes juridiques internationaux, régionaux ainsi que nationaux.

Selon elle, le plaidoyer présenté au gouverneur avait pour objectif principal de renforcer la présence des femmes dans les sphères de gouvernance provinciale.

« Notre plaidoyer visait à ce que, dans notre province, il y ait un renforcement de l’intégration de la femme dans les postes de prise de décision », a-t-elle déclaré.

Me Marthe Ndaya a souligné que cette démarche intervient dans un contexte où les femmes du Kasaï oriental restent faiblement représentées dans les institutions.

« La femme a été longtemps marginalisée et fragilisée dans ses actions. Parmi les postes de prise de décision, nous avons trouvé que le pourcentage était très moindre. On parle de 10 % », a-t-elle indiqué.

La responsable de la Synergie a également rappelé que l’organisation demande une augmentation progressive de la représentation féminine jusqu’à atteindre les standards prévus par les textes nationaux et internationaux. « Nous avons demandé à l’autorité de revoir même jusqu’à 50 %, tel que la Résolution 1325 le prévoit », a-t-elle affirmé.

Parmi les axes prioritaires du plan d’action stratégique présenté au gouverneur figurent notamment :

  • Les droits des femmes,
  • Leur participation dans les instances décisionnelles,
  • Leur implication dans les mécanismes de paix et de sécurité,
  • La lutte contre les violences basées sur le genre.

En outre, Me Marthe Ndaya a salué certaines avancées déjà enregistrées après les échanges avec l’autorité provinciale.

« Nous remercions l’autorité puisqu’il a encore nommé des femmes dans les ministères au niveau de notre province et aussi une femme au niveau de la régie financière DGRKOR. C’est une première », a-t-elle déclaré.

Concernant l’élaboration du plan d’action, elle a expliqué que les femmes des 26 provinces de la RDC ont été associées au processus à travers des consultations et un forum national ayant permis de recueillir les préoccupations des femmes à travers le pays.

Par ailleurs, malgré ces avancées, plusieurs défis persistent, notamment les préjugés et les violences faites aux femmes.

Il sied de noter que dans son message adressé aux autorités provinciales et à la population, Marthe Ndaya a insisté sur la nécessité de valoriser les compétences féminines. Elle a également encouragé les femmes à poursuivre leur combat pour leurs droits.

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