Une cérémonie empreinte de solennité s’est tenue ce mardi 17 mars, à l’hôtel Béatrice en hommage à l’Honorable Gisaro Muhoza, réunissant proches, personnalités et invités venus saluer la mémoire d’un homme dont l’engagement a marqué les esprits.
Si de nombreux intervenants ont retracé son parcours et ses accomplissements, l’intervention de sa fille aînée, Béatrice Gisaro, a apporté une tonalité différente, plus intime et profondément humaine.
Prenant la parole au nom de la famille, elle a choisi de ne pas revenir sur les réalisations déjà largement évoquées, mais plutôt de mettre en lumière une figure essentielle, souvent absente des récits officiels : «celle de sa mère».
Rappelant que « derrière chaque grand homme se tient une femme », elle a décrit cette dernière comme le « socle » ayant permis de soutenir le pilier que fut son père. Après sa disparition, c’est elle qui a assuré seule l’éducation de leurs six enfants, tout en veillant à préserver et transmettre les valeurs et l’héritage familial.
Dans un discours sobre et marquant, Béatrice Gisaro a salué « la noblesse du sacrifice » et « la constance de l’amour » d’une mère qui a su transformer l’épreuve en force.
Profitant du mois de mars, dédié aux droits des femmes, elle a élargi son hommage à toutes les femmes congolaises et du monde, soulignant leur rôle fondamental dans la résilience des familles et des sociétés.
Ce témoignage a rappelé avec force que, si l’histoire retient souvent les figures visibles, elle repose aussi sur l’engagement silencieux de celles qui, dans l’ombre, en assurent la continuité.
La cérémonie s’est ainsi conclue sur une note d’émotion et de reconnaissance, à la fois envers l’homme honoré et envers celle qui a contribué à faire vivre son héritage.
Né dans la localité de Bafulero, territoire d’Uvira, Gisaro Muhoza est décédé le 16 mars 1980 à Bujumbura, dans un accident de circulation. Père de six enfants, il a laissé derrière lui un héritage politique et moral qui continue d’inspirer plusieurs générations.
