Le ministère de l’Urbanisme et Habitat et la Banque mondiale renforcent leur collaboration autour du programme des corridors de développement, considérés comme des leviers stratégiques de croissance économique et de stabilité en République démocratique du Congo.
Au cours d’une réunion de travail, ce mercredi 28 janvier 2026, les deux parties ont mis en lumière le rôle clé du ministère de l’Urbanisme dans la mise en œuvre du programme de la Banque mondiale, particulièrement dans les corridors d’Inga, de Lobito et du Centre-Est.
Selon Albert Zeufack, directeur des opérations de la Banque mondiale, ces axes structurants jouent également un rôle déterminant dans la consolidation de la paix. « Autour de ces corridors, les villes secondaires doivent jouer un rôle capital », a-t-il indiqué, soulignant leur importance dans l’équilibre territorial et le développement local.
Les échanges ont également porté sur l’état d’avancement du projet PURUK à Kananga. La reprise de ce projet a été saluée par les deux parties, notamment pour son impact dans la stabilisation des têtes d’érosion, un défi majeur pour plusieurs centres urbains du pays.
Par ailleurs, la Banque mondiale a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités du ministère de l’Urbanisme, afin de permettre l’élaboration d’une stratégie urbaine cohérente et la mise en place d’un programme urbain national, en étroite collaboration avec les provinces. L’objectif est de faire de l’urbanisation congolaise un moteur de développement, de création d’emplois et de croissance inclusive.
De son côté, le ministre d’État, ministre de l’Urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro, a réaffirmé l’engagement de son ministère dans le programme des corridors de développement, précisant que ces axes stratégiques figurent depuis longtemps au cœur des discussions gouvernementales. Il a souligné le rôle déterminant des villes secondaires, appelées à être productives, planifiées et résilientes pour soutenir le développement urbain.
Évoquant la situation de Kinshasa, confrontée à un déficit de planification urbaine, le ministre a indiqué que cette collaboration avec la Banque mondiale vise à bénéficier de son expertise et de ses investissements, notamment dans les domaines liés aux inondations, au changement climatique, à la gestion des déchets et à la promotion d’une économie circulaire génératrice d’emplois pour la jeunesse.
À travers ce partenariat stratégique, le gouvernement congolais et la Banque mondiale entendent faire de l’urbanisation un levier de transformation durable, au service du développement, de la stabilité et de l’espoir pour les populations congolaises.
