Dans un contexte de recrudescence de l’insécurité et de tensions communautaires au Sud-Kivu, deux figures du gouvernement, Floribert Anzuluni et Alexis Gisaro Muvunyi, tous deux fils de cette province de l’Est de la RDC, se sont rencontrées pour évaluer la situation sécuritaire et lancer un appel fort à l’unité, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble face aux défis internes et à l’agression extérieure.
À travers cette visite de courtoisie, les deux leaders du Sud-Kivu ont voulu «poser un acte fort» : celui de la responsabilité, et de l’engagement en faveur de la paix. Leur objectif était clair : évaluer la situation sur le terrain et réfléchir ensemble aux pistes de solutions pour enrayer la spirale de violences et de divisions qui fragilisent la cohésion sociale pendant cette période où la RDC fait face à l’agression Rwandaise.
Au cœur des échanges, la dégradation du climat sécuritaire et la manipulation des communautés locales, notamment les tensions observées entre les Bafulero et les Babembe. Pour Floribert Anzuluni, ces divisions internes constituent une menace supplémentaire dans un contexte déjà fragilisé par l’agression extérieure.
« L’objectif de notre rencontre était de faire une évaluation et de voir comment agir pour aider à l’amélioration de la situation. Il y a une manipulation au sein de nos communautés. Nous devons en discuter pour apporter des solutions, rassurer la population et renforcer la cohésion afin de faire face à l’agression rwandaise », a-t-il déclaré.
Un message partagé par Alexis Gisaro, qui a insisté sur le rôle crucial que peuvent jouer les leaders locaux dans la restauration de la paix.
« Nous sommes issus de deux grandes communautés du Sud-Kivu. En tant que leaders et fils du terroir, il était important d’échanger sur la situation sécuritaire et politique de notre province. Nous pouvons contribuer à la restauration du vivre-ensemble et de la paix », a-t-il souligné.
Si cette rencontre marque la première visite officielle entre les deux hommes, Alexis Gisaro a tenu à préciser que leurs échanges sont réguliers et appelés à se multiplier. Selon lui, cette démarche envoie un signal fort aux populations du Sud-Kivu : leurs représentants au sein du gouvernement parlent d’une seule voix et œuvrent dans une parfaite harmonie.
« Cette visite montre que les leaders du Sud-Kivu sont unis. C’est l’exemple que nous voulons donner à nos communautés pour promouvoir la cohésion, l’unité nationale et les valeurs chères au Chef de l’État », a-t-il martelé.
En conclusion, Alexis Gisaro a lancé un appel solennel à l’unité nationale face à l’agression que subit la RDC :« Tous ensemble, dans l’unité et la cohésion nationale, nous devons faire front contre l’agression de notre pays par un voisin belliqueux, le Rwanda. »
Dans un Sud-Kivu éprouvé par des années de conflits, cette rencontre apparaît comme une lueur d’espoir. Un rappel que, malgré les blessures et les divisions, le dialogue et l’unité restent les armes les plus puissantes pour reconstruire la paix.
