Guerre de Kisangani : 10.731 victimes indemnisées par FRIVAO en sept mois

Dix milles sept cents trente unes ( 10.731) victimes ont été indemnisées en seulement sept (7) mois par la coordination générale à l’intérim du fonds Spécial de Répartition de l’indemnisation aux victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).

Un progrès significatif pour cette structure qui milite pour les intérêts des victimes de la guerre des 6 jours en juin 2000 à Kisangani, dans la province de la Tshopo.

«7 mois de gestion depuis notre avènement à la Direction Générale du Frivao RDC où nous avions solennellement pris cet engagement: Mon cœur battra au rythme de notre travail acharné pour garantir que chaque victime soit indemnisée. Le sang congolais a été versé avec sacrifice, et c’est avec la plus grande détermination que j’ endosse le rôle de serviteur», écrit chançard Bulukola, directeur ad intérim

Le 31 juillet 2024, à la veille de la commémoration du Genocost, Constant Mutamba, ministre de la Justice et autorité de tutelle du Frivao, avait ordonné le gel de tout mouvement débiteur sur le compte du Frivao. Une décision motivée par des soupçons de détournements. La gestion du fonds pose problème, selon Mutamba, qui évoque «beaucoup d’écarts de chiffres entre ce qui a été réellement décaissé et le travail pour lequel ce décaissement a été opéré».

Depuis l’installation des actuels dirigeants tout semble marcher normalement, la somme que touche chaque victime est quasi multipliée par 10, passant de 250 à 2 000 dollars américains. D’après Bolukola, le montant retenu prend en compte les fonds disponibles et le nombre de victimes enregistrées. Au terme du processus de certification de toutes les victimes, la somme pourrait encore augmenter, selon les différents statuts de victimes et ce qu’elles ont subi : pertes en vies humaines, blessures, viols et violences sexuelles, pertes de biens, etc. Certaines victimes pourraient toucher davantage de réparations, d’autres non.

Par ailleurs en juin 2000, les armées ougandaise et rwandaise se sont affrontées à Kisangani, dans l’actuelle province de la Tshopo, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette guerre dite «des six jours» est l’un des faits marquants des violences attribuées à des armées étrangères en RDC. Ce « Genocost », comme l’appellent les Congolais, soit un génocide pour l’appât du gain (génocide + coût), a fait plus de 1 000 morts et 3 000 blessés.

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